Acheter un chariot élévateur ne devrait jamais commencer par une marque, un modèle ou un prix.
La première question devrait être beaucoup plus simple :
Qu’est-ce que le chariot doit réellement accomplir?
Un chariot annoncé à 5 000 lb n’est pas nécessairement capable de lever n’importe quelle charge de 5 000 lb à n’importe quelle hauteur.
Un chariot électrique n’est pas automatiquement le bon choix parce qu’il travaille à l’intérieur.
Un chariot au propane n’est pas automatiquement le bon choix parce qu’il doit sortir dehors.
Un pneu plein n’est pas automatiquement un pneu extérieur.
Un chariot cushion n’est généralement pas ce que nous voulons envoyer régulièrement dans une cour enneigée du Québec.
Une grosse batterie n’est pas automatiquement meilleure qu’une petite.
Et une batterie plomb-acide n’est pas automatiquement logique simplement parce que le chariot électrique travaille très peu.
Chez MULTI-CHARIOTS ÉLÉVATEURS INC., nous préférons commencer par l’application.
Charge. Hauteur. Dimensions. Centre de charge. Espace. Sol. Pentes. Pneus. Température. Cycle de travail. Recharge. Attachements. Environnement.
Ensuite seulement, nous pouvons déterminer :
quel chariot faut-il réellement acheter?
Pour comprendre les grandes familles disponibles, consultez également notre guide sur les 7 classes de chariots élévateurs.
1. Quel est le poids maximal que vous devez réellement lever?
C’est la première donnée.
Pas :
« Normalement, nos palettes pèsent environ 2 500 lb. »
Nous voulons connaître :
la charge la plus lourde que le chariot devra réellement manipuler.
Si 95 % des palettes pèsent 2 500 lb, mais qu’une charge de 4 200 lb doit régulièrement être déplacée, cette charge de 4 200 lb fait partie du besoin.
Mais ce chiffre ne suffit toujours pas.
La prochaine question est encore plus importante.
2. Quel poids devez-vous lever à votre hauteur maximale?
La charge la plus lourde au sol et la charge la plus lourde en hauteur peuvent être complètement différentes.
Exemple :
Charge maximale déplacée : 10 000 lb
Charge maximale placée au plus haut niveau : 8 000 lb
Ce n’est pas exactement la même application qu’un client devant réellement lever 10 000 lb à sa hauteur maximale.
Nous voulons donc toujours connaître deux choses :
poids maximal manipulé
et
poids maximal devant être levé à la hauteur maximale.
Cette distinction peut changer complètement la capacité, le mât et la configuration nécessaires.
3. Les dimensions de la charge sont aussi importantes que son poids
Une palette de 4 000 lb mesurant 48 po de profondeur et une charge de 4 000 lb mesurant 96 po de profondeur ne représentent pas le même travail.
Pourquoi?
À cause du centre de charge.
Plus le centre de gravité de la charge s’éloigne du chariot, plus l’effort de renversement augmente.
C’est une des notions les plus importantes à comprendre avant d’acheter un chariot élévateur.
Le principe du levier : pourquoi le centre de charge change la capacité
Un chariot élévateur contrebalancé fonctionne en partie comme une balançoire.
L’essieu avant représente approximativement le point autour duquel le chariot pourrait basculer vers l’avant.
La charge exerce un moment.
Le principe physique est simple :
Moment = poids × distance
Prenons une charge de 4 000 lb dont le centre se situe à 24 po.
4 000 × 24 = 96 000 lb-po
Maintenant, prenons exactement le même poids, mais avec un centre de charge à 30 po.
4 000 × 30 = 120 000 lb-po
La charge pèse toujours 4 000 lb.
Pourtant, son effet sur le chariot a augmenté de 25 %.
Voilà pourquoi :
« J’ai besoin d’un 5 000 lb »
n’est pas une information suffisante.
La bonne question est :
5 000 lb à quel centre de charge, avec quelles fourches, quel attachement, quel mât et à quelle hauteur?
4. Comprendre le triangle de stabilité
Voici maintenant pourquoi tout cela devient critique.
Sur un chariot élévateur contrebalancé assis conventionnel, la stabilité peut être représentée par trois points.
Les deux roues avant forment deux de ces points.
Le troisième se situe approximativement au pivot de l’essieu directeur arrière.
En reliant ces trois points, on obtient ce qu’on appelle le :
triangle de stabilité.
Le centre de gravité combiné du chariot et de sa charge doit demeurer dans la zone de stabilité prévue.
Lorsque le centre de gravité se déplace trop loin à l’extérieur de cette zone, le chariot peut basculer.
Et le centre de gravité bouge constamment.
Il se déplace lorsqu’on :
- ajoute une charge;
- lève la charge;
- incline le mât;
- accélère;
- freine;
- tourne;
- monte une pente;
- descend une pente;
- transporte une charge décentrée;
- utilise une charge plus profonde;
- ajoute un attachement.
C’est pourquoi la capacité d’un chariot n’est pas simplement une question de puissance du moteur ou de force hydraulique.
C’est aussi une question de physique et de stabilité.
5. Plus la charge monte, plus il faut respecter la stabilité
Prenez un objet lourd contre votre poitrine.
Puis le même objet à bout de bras au-dessus de votre tête.
Le poids n’a pas changé.
Mais votre stabilité, oui.
Le même principe existe sur un chariot élévateur.
En levant la charge, on augmente la hauteur du centre de gravité combiné du chariot et de sa charge.
Les mouvements deviennent donc plus critiques.
Virages.
Freinage.
Accélération.
Pente.
Trou dans le sol.
Charge décentrée.
Tout cela compte davantage lorsque la charge est élevée.
Un chariot ne doit donc jamais être choisi uniquement parce que :
« son mât monte assez haut ».
Nous devons également savoir ce qu’il peut réellement lever à cette hauteur.
6. Capacité nominale et capacité résiduelle : ce n’est pas la même chose
Le chiffre inscrit en gros sur la fiche technique correspond à une capacité nominale dans des conditions définies.
La donnée qui nous intéresse dans votre application est souvent la :
capacité résiduelle.
Elle dépend notamment :
- du modèle;
- du mât;
- de la hauteur de levage;
- du centre de charge;
- des fourches;
- du tablier;
- du sideshift;
- du positionneur;
- d’un clamp ou autre attachement.
Un chariot annoncé à 5 000 lb ne doit donc pas automatiquement être considéré comme un 5 000 lb dans toutes les configurations possibles.
La plaque de capacité finale du chariot demeure la référence.
La CNESST rappelle d’ailleurs l’importance de la plaque signalétique et de la configuration réelle de l’équipement.
7. Quelle hauteur faut-il réellement atteindre?
Dire :
« Nous avons besoin de 189 po »
est un début.
Nous voulons aussi savoir :
- quelle charge doit monter à cette hauteur;
- hauteur du dernier niveau de rack;
- hauteur de la palette;
- hauteur de la charge;
- dégagement nécessaire;
- plafond;
- poutres;
- gicleurs;
- tuyauterie;
- luminaires.
Quelques pouces peuvent faire la différence entre une configuration correcte et un chariot incapable d’effectuer le travail.
8. Quelle est la hauteur du chariot lorsqu’il est abaissé?
C’est une donnée souvent oubliée.
Un chariot peut lever parfaitement à 16 ou 20 pieds tout en étant inutilisable parce qu’il ne passe pas sous une porte.
Il faut vérifier notamment :
hauteur du mât abaissé
mais aussi :
hauteur du protège-conducteur.
Selon la configuration, l’un ou l’autre peut devenir la dimension limitante.
C’est particulièrement important pour :
- portes;
- mezzanines;
- remorques;
- conteneurs;
- zones avec faible dégagement.
9. Qu’est-ce que la levée libre?
La levée libre, ou free lift, représente la possibilité de monter les fourches sans augmenter immédiatement la hauteur totale du mât.
C’est extrêmement important lorsqu’un chariot doit lever une palette :
- dans une remorque;
- dans un conteneur;
- sous une mezzanine;
- sous un plafond bas;
- dans certaines zones de rack.
Un mât triplex à levée libre complète peut donc être nécessaire même si deux mâts offrent exactement la même hauteur maximale.
10. Le chariot doit-il entrer dans une remorque?
Cette question doit être posée avant de commander.
Nous voulons vérifier :
- hauteur du mât abaissé;
- hauteur du protège-conducteur;
- largeur;
- longueur;
- rayon de braquage;
- fourches;
- levée libre;
- poids du chariot;
- poids du chariot avec sa charge;
- capacité de la plaque de quai;
- capacité du niveleur;
- plancher de la remorque.
Un excellent chariot pour une cour peut être beaucoup trop gros pour travailler efficacement à l’intérieur d’un semi-remorque.
11. Quelle largeur d’allée avez-vous?
La largeur hors tout du chariot n’est pas suffisante.
Il faut considérer le chariot avec sa charge.
Nous regardons notamment :
- largeur d’allée;
- dimensions de palette;
- longueur des fourches;
- longueur du chariot;
- rayon de braquage;
- intersections;
- colonnes;
- machines;
- espace devant le rack.
Un chariot 3 roues peut être extrêmement intéressant dans une application compacte.
Un 4 roues peut être préférable dans une autre.
Un reach truck de classe 2 peut devenir beaucoup plus logique qu’un contrebalancé dans un entrepôt à haute densité.
Et un transpalette ou un gerbeur de classe 3 peut parfois accomplir le travail beaucoup plus simplement qu’un gros forklift.
Le meilleur équipement n’est pas automatiquement le plus gros.
12. Intérieur, extérieur ou les deux?
C’est l’une des questions qui changent le plus la configuration.
Intérieur
Sur un plancher de béton relativement lisse, nous pouvons privilégier des architectures compactes avec faible garde au sol et pneus adaptés aux surfaces régulières.
Extérieur
Il faut considérer beaucoup plus sérieusement :
- garde au sol;
- traction;
- pneus;
- trous;
- gravier;
- pluie;
- neige;
- glace;
- slush;
- température;
- corrosion;
- pentes.
Intérieur et extérieur
C’est souvent l’application la plus difficile à bien configurer.
Le chariot doit être assez compact pour l’intérieur, mais suffisamment adapté pour travailler réellement dehors.
13. Un chariot cushion dehors au Québec? Ce n’est généralement pas le bon choix
Le mot cushion crée beaucoup de confusion.
Un pneu cushion ou press-on est très compact et extrêmement efficace sur un plancher dur, lisse et régulier.
C’est une excellente solution dans plusieurs usines et entrepôts.
Mais un chariot à architecture cushion n’est généralement pas notre premier choix pour circuler régulièrement :
- dans la neige;
- dans le gravier;
- sur une cour très irrégulière;
- dans les trous;
- sur de mauvais joints;
- dans des accumulations de slush;
- sur des surfaces extérieures dégradées.
Pour une utilisation extérieure régulière au Québec, nous regardons généralement davantage une architecture pneumatique.
Selon l’application :
pneumatique à air
ou
solid pneumatic / plein souple.
Pour aller plus loin, consultez notre guide complet sur les pneus de chariot élévateur : cushion, plein et pneumatique.
14. Pneu plein ne signifie pas automatiquement pneu extérieur
C’est une distinction importante.
Un pneu cushion est lui aussi un pneu qui ne crève pas comme un pneumatique conventionnel.
Mais cela ne signifie pas qu’il possède l’architecture, la garde au sol ou le comportement d’un solid pneumatic.
Il faut distinguer :
- cushion / press-on;
- pneumatique à air;
- solid pneumatic;
- non-marking;
- polyuréthane.
Et non-marking ne signifie pas non plus « intérieur seulement ».
Non-marking décrit principalement le composé.
Il peut exister différentes architectures avec un composé non marquant.
15. Quels pneus pour l’hiver québécois?
Aucun pneu industriel ne transforme un chariot élévateur en véhicule routier d’hiver.
Mais le choix du pneu fait une différence énorme.
Nous devons regarder :
- neige;
- glace;
- slush;
- surfaces mouillées;
- profil du pneu;
- garde au sol;
- pente;
- poids;
- charge;
- fréquence des sorties.
Dans certaines applications, un profil traction ou des chaînes peuvent être envisagés lorsque la configuration le permet.
Mais le choix commence toujours par le chariot lui-même.
Mettre un pneu plus agressif sur une machine qui n’est pas conçue pour l’environnement ne transforme pas automatiquement cette machine en chariot extérieur.
16. Quel est l’état réel du sol?
« Béton » n’est pas une réponse complète.
« Asphalte » non plus.
Nous voulons savoir s’il y a :
- trous;
- fissures;
- joints profonds;
- seuils;
- drains;
- plaques d’acier;
- rampes;
- nids-de-poule;
- gravier;
- débris;
- copeaux;
- métal;
- eau;
- huile;
- glace.
Le sol affecte :
- traction;
- stabilité;
- pneus;
- roues;
- vibrations;
- confort;
- consommation énergétique;
- durée de vie de plusieurs composants.
17. Y a-t-il des pentes?
Une pente change énormément le travail demandé à un chariot.
Il faut connaître :
- pourcentage de pente;
- longueur;
- charge transportée;
- fréquence;
- état de la surface;
- traction disponible;
- conditions hivernales.
Un chariot capable de déplacer une charge facilement sur un plancher plat n’est pas automatiquement capable de fournir la même performance sur une longue rampe.
Il faut vérifier la capacité en pente prévue pour le modèle et l’application.
18. Combien d’heures le chariot travaille-t-il réellement?
Dire :
« Nous travaillons huit heures par jour »
n’est pas assez précis.
Le chariot fonctionne-t-il presque continuellement pendant huit heures?
Ou est-il disponible pendant huit heures, mais réellement utilisé deux heures?
Ces deux entreprises n’ont pas le même besoin énergétique.
Nous voulons comprendre le cycle de travail :
- temps réel de déplacement;
- fréquence de levage;
- poids moyen;
- distances;
- pentes;
- nombre de quarts;
- périodes d’arrêt;
- pauses;
- lunch;
- changement de quart.
Une batterie ne contient pas « huit heures ».
Elle contient de l’énergie.
Deux entreprises utilisant exactement le même chariot peuvent obtenir des autonomies complètement différentes.
19. Électrique, propane ou diesel?
Il n’existe pas une technologie universellement supérieure.
Électrique
Très intéressant pour :
- intérieur;
- réduction du bruit;
- absence d’émissions produites par un moteur à combustion;
- réduction de plusieurs entretiens mécaniques;
- recharge disponible;
- certaines applications extérieures;
- utilisation intensive avec une stratégie énergétique bien conçue.
Propane
Peut demeurer logique lorsque :
- la recharge électrique est difficile;
- l’utilisation est variable;
- le remplacement rapide d’une bonbonne répond bien au cycle;
- l’application et la ventilation s’y prêtent.
Diesel
Encore pertinent dans plusieurs applications :
- extérieures;
- lourdes;
- spécialisées;
- très exigeantes.
Mais l’arrivée de chariots électriques lithium et haute tension change rapidement cette comparaison.
Une application autrefois automatiquement attribuée au propane ou au diesel mérite aujourd’hui d’être réévaluée.
C’est notamment la logique derrière des plateformes comme le Hangcha XE lithium-ion.
20. Lithium ou plomb-acide?
Encore une fois :
ça dépend de l’application.
Une batterie plomb-acide bien entretenue peut donner d’excellents résultats pendant plusieurs années.
Mais elle exige une routine.
Une batterie lithium peut éliminer plusieurs opérations d’entretien et offrir une stratégie de recharge beaucoup plus flexible.
Le bon choix dépend notamment :
- de l’utilisation;
- du nombre de quarts;
- des périodes de recharge;
- de la température;
- de l’infrastructure électrique;
- du coût d’achat;
- du niveau d’entretien disponible.
Consultez également notre guide sur la batterie de chariot élévateur : entretien plomb-acide et conversion lithium.
21. Batterie plomb-acide : 20 % au tableau de bord = recharge
Pour l’opérateur, nous préférons une règle simple.
Lorsque l’indicateur approche 20 % de charge restante, il est temps d’aller recharger.
Il ne faut pas chercher à vider régulièrement une batterie plomb-acide jusqu’à presque 0 %.
Les décharges excessives répétées accélèrent son vieillissement.
Une batterie laissée longtemps dans un état déchargé peut également développer davantage de sulfatation.
La règle terrain est donc facile à retenir :
20 % restant = recharge.
22. Pourquoi une batterie plomb-acide ne devrait-elle pas rester déchargée?
Pendant la décharge, la réaction chimique normale produit du sulfate de plomb sur les plaques.
Lorsque la batterie est correctement rechargée, cette réaction est en grande partie renversée.
Mais lorsqu’une batterie reste déchargée trop longtemps, les dépôts peuvent devenir plus difficiles à reconvertir.
C’est ce qu’on appelle communément la :
sulfatation.
Elle peut entraîner progressivement :
- perte de capacité;
- moins d’autonomie;
- moins bonne acceptation de charge;
- performances réduites;
- vieillissement accéléré.
C’est une des raisons pour lesquelles une batterie plomb-acide peut être un mauvais choix dans certaines applications où le chariot est utilisé seulement très occasionnellement et où personne ne veut réellement s’occuper de la batterie.
Peu d’utilisation ne signifie pas zéro entretien.
23. Un chariot utilisé une fois par mois : faut-il vraiment du plomb-acide?
Pas nécessairement.
Imaginez une entreprise qui utilise son chariot quelques fois par mois.
La batterie plomb-acide reste stationnée pendant de longues périodes.
Personne ne surveille réellement sa charge.
Personne ne fait systématiquement son entretien.
Le chariot finit par être nécessaire un matin et la batterie n’est pas prête.
Dans ce type d’application, il faut comparer les solutions autrement.
Selon le besoin, il peut être plus logique de regarder :
- lithium;
- propane;
- location;
- équipement plus simple;
- autre solution électrique.
L’utilisation extrêmement faible ne signifie pas automatiquement qu’une vieille technologie de batterie sera la moins coûteuse.
24. Batterie plomb-acide : égalisation une fois par semaine
Sur une batterie plomb-acide ouverte de traction conventionnelle, notre routine d’entretien est simple :
une fois par semaine : égalisation.
Une batterie industrielle est composée de plusieurs cellules.
Avec le temps, ces cellules peuvent développer de légères différences.
La charge d’égalisation aide notamment à :
- rapprocher leur état de charge;
- homogénéiser l’électrolyte;
- limiter la stratification;
- corriger certaines conséquences des charges incomplètes;
- maintenir les performances.
25. Qu’est-ce que la stratification?
Dans une batterie plomb-acide ouverte, l’électrolyte contient notamment de l’eau et de l’acide sulfurique.
Dans certaines conditions, la concentration peut devenir différente entre le haut et le bas de la cellule.
On parle alors de :
stratification de l’électrolyte.
L’égalisation contribue notamment à remettre l’électrolyte en mouvement et à rétablir un mélange plus uniforme.
26. Le lendemain de l’égalisation : on vérifie l’eau
Notre routine pratique est donc :
20 % restant → recharge
1 fois par semaine → égalisation
le lendemain → vérification et ajout d’eau au besoin
Pourquoi le lendemain?
Parce que la batterie doit d’abord être complètement chargée et refroidie.
Le niveau d’électrolyte monte pendant la charge.
Si on remplit complètement la batterie avant l’égalisation, elle peut déborder.
Exception importante :
si les plaques sont exposées avant la recharge, on ne les laisse pas découvertes.
On ajoute seulement le minimum nécessaire avant la charge, puis on fait le niveau final après la recharge.
Pour certaines flottes, un système de remplissage automatique de batterie plomb-acide peut également simplifier cette opération.
27. Plomb-acide dehors en hiver au Québec?
Il peut fonctionner.
Mais ce n’est pas automatiquement la configuration que nous recommanderions.
Le froid réduit les performances disponibles d’une batterie plomb-acide.
Une batterie fortement déchargée est également beaucoup plus vulnérable au gel qu’une batterie correctement chargée.
Il faut donc savoir :
- le chariot dort-il dehors?
- combien de temps?
- à quelle température?
- recharge-t-il à l’intérieur?
- l’entretien sera-t-il réellement effectué?
- quelle autonomie faut-il conserver à -20 °C ou -25 °C?
- le chariot traverse-t-il continuellement du chaud au froid?
Pour une machine extérieure québécoise régulière, nous voulons regarder l’ensemble de la configuration, pas simplement installer une batterie et espérer que l’été et l’hiver donnent le même résultat.
28. Lithium : l’équilibrage des cellules n’est pas une égalisation plomb-acide
Les deux concepts sont différents.
Batterie plomb-acide
L’égalisation est une charge particulière utilisée pour aider à homogénéiser les cellules et l’électrolyte.
Batterie lithium
Une batterie lithium moderne possède généralement un :
BMS — Battery Management System.
Le BMS surveille notamment :
- tension des cellules;
- tension du pack;
- courant;
- température;
- charge;
- décharge;
- anomalies.
Selon le système, il gère également l’équilibrage des cellules.
On ne fait donc pas une « égalisation plomb-acide » sur une batterie lithium.
Le chargeur et le BMS doivent fonctionner selon la stratégie prévue par le fabricant.
29. Le lithium est particulièrement intéressant pour la recharge d’opportunité
Avec un système lithium conçu pour cela, le chariot peut être branché pendant :
- une pause;
- le lunch;
- un changement de quart;
- une période d’attente;
- un arrêt de production.
On récupère alors de l’énergie pendant que le chariot était déjà arrêté.
C’est pourquoi nous demandons non seulement :
Combien d’heures travaillez-vous?
mais aussi :
Quand le chariot est-il disponible pour être rechargé?
Une pause de 30 minutes peut sembler sans importance.
Dans une stratégie de recharge d’opportunité, elle peut devenir extrêmement importante.
30. Lithium dehors l’hiver : pas n’importe quelle batterie
Lithium ne signifie pas automatiquement :
« parfait à -25 °C ».
La température de fonctionnement et la température de recharge doivent être vérifiées.
Un pack destiné au climat canadien peut utiliser :
- chauffage;
- préchauffage;
- gestion thermique;
- BMS;
- limitations de recharge selon la température.
Une batterie lithium non conçue pour cette utilisation ne devrait pas être présumée compatible avec l’hiver québécois.
Il faut regarder la batterie exacte, pas seulement le mot lithium.
31. Le poids de la batterie peut faire partie de la stabilité du chariot
C’est extrêmement important lors d’une conversion plomb-acide vers lithium.
Une batterie plomb-acide industrielle peut peser très lourd.
Sur plusieurs chariots électriques, ce poids fait partie de la conception du véhicule.
La plaque signalétique peut même prévoir une plage de poids minimale et maximale de batterie.
Or une batterie lithium peut être beaucoup plus légère.
Cela signifie qu’on ne peut pas toujours :
retirer une batterie plomb-acide;
installer n’importe quel pack lithium du même voltage;
et considérer le travail terminé.
Il faut vérifier :
- tension;
- dimensions;
- capacité;
- poids;
- fixation;
- connecteur;
- communication;
- chargeur;
- BMS;
- compatibilité avec le chariot.
Certaines batteries lithium industrielles comportent volontairement du ballast afin de respecter le poids requis par la machine.
La batterie n’est pas seulement une source d’énergie. Elle peut aussi faire partie de l’équilibre du chariot.
32. Le chargeur fait partie du projet
Nous ne devrions jamais choisir un chariot électrique sans parler du chargeur.
Il faut connaître :
- tension du bâtiment;
- monophasé ou triphasé;
- puissance disponible;
- ampérage disponible;
- emplacement;
- distance du panneau;
- nombre de chariots;
- nombre de chargeurs;
- temps disponible pour recharger.
Avoir un chargeur extrêmement puissant ne sert à rien si le bâtiment ne peut pas l’alimenter.
À l’inverse, une entreprise disposant d’une bonne infrastructure électrique peut parfois récupérer énormément d’énergie pendant de courtes périodes.
Chariot + batterie + chargeur = un seul système.
33. Quelle longueur de fourches faut-il?
48 po n’est pas une réponse universelle.
Nous voulons connaître :
- profondeur de la palette;
- longueur de la charge;
- orientation;
- centre de charge;
- type de rack;
- prise d’un côté ou des deux côtés.
Des fourches plus longues peuvent être nécessaires.
Mais une charge plus profonde peut également déplacer son centre de gravité vers l’avant.
Encore une fois :
la capacité doit être vérifiée dans la configuration réelle.
34. Side-shift, positionneur, clamp et autres attachements
Le sideshift permet de déplacer latéralement la charge.
Le positionneur permet de modifier hydrauliquement l’écartement des fourches.
Un clamp permet de saisir certains produits.
Un rotateur permet de faire pivoter la charge.
Un push-pull permet de travailler avec certaines charges sans palette conventionnelle.
Ces équipements peuvent être extrêmement utiles.
Mais ils ont :
- un poids;
- une épaisseur;
- un centre de gravité;
- un déport;
- une demande hydraulique.
Ils peuvent donc modifier la capacité résiduelle.
Le bon processus n’est pas :
acheter un 5 000 lb puis ajouter l’attachement plus tard.
Le bon processus est :
dimensionner dès le départ le chariot avec son attachement.
35. Le débit et la pression hydraulique comptent aussi
Pour un simple sideshift, la question est généralement relativement simple.
Pour des équipements spécialisés comme :
- clamp;
- rotateur;
- pince à rouleaux;
- pince à balles;
- positionneur lourd;
il faut aussi regarder :
- nombre de fonctions hydrauliques;
- pression;
- débit;
- valves;
- boyaux;
- raccords;
- vitesse souhaitée.
Deux chariots de même capacité peuvent donc être très différents une fois qu’on ajoute l’attachement nécessaire.
36. Le poids du chariot lui-même est important
Il ne faut pas uniquement regarder ce qu’il peut lever.
Il faut aussi demander :
combien pèse le chariot?
C’est particulièrement important pour :
- plaque de quai;
- niveleur;
- remorque;
- plancher;
- dalle;
- structure;
- monte-charge.
Le poids du chariot plus sa charge peut devenir considérable.
Et ce poids n’est pas réparti uniformément sur les quatre roues.
Lorsqu’une charge est sur les fourches, une grande partie de l’effort se retrouve naturellement vers l’essieu avant.
37. Poussière, eau, humidité et corrosion
Une usine propre et chauffée n’a pas les mêmes besoins qu’une aciérie, une cour extérieure ou une usine alimentaire lavée régulièrement.
Il faut nous dire si le chariot travaille dans :
- poussière importante;
- poussière métallique;
- humidité;
- eau;
- lavage;
- sel;
- produits corrosifs;
- bord de l’eau;
- chaleur;
- chambre froide.
Nous pouvons alors regarder :
- protection électrique;
- indice IP;
- connecteurs;
- refroidissement;
- batterie;
- matériaux;
- entretien;
- cabine;
- équipements de protection.
Une machine standard d’entrepôt n’est pas automatiquement adaptée à un environnement industriel extrêmement agressif.
38. Chambre froide et congélateur
Il faut connaître la température réelle.
+5 °C n’est pas -20 °C.
Et entrer dix minutes dans un congélateur n’est pas la même chose que travailler huit heures à -20 °C.
Nous devons connaître :
- température minimale;
- temps d’exposition;
- fréquence des entrées et sorties;
- condensation;
- lieu de stationnement;
- lieu de recharge;
- batterie;
- lubrifiants;
- roues;
- protections électriques.
Les transitions chaud-froid peuvent être aussi importantes que le froid lui-même.
39. Atmosphère explosive ou environnement dangereux
Si l’environnement contient des gaz, vapeurs ou poussières combustibles pouvant créer une atmosphère dangereuse, dites-le immédiatement.
Un chariot standard ne doit jamais être présumé compatible.
Ce type d’application exige une analyse et une configuration spécialisées.
40. Cabine, chauffage et ergonomie
Un opérateur qui sort quelques minutes par jour n’a pas nécessairement besoin de la même cabine qu’un opérateur qui travaille six heures dans une cour en janvier.
Selon le travail, nous pouvons devoir considérer :
- cabine fermée;
- chauffage;
- dégivrage;
- essuie-glace;
- lave-glace;
- éclairage;
- miroirs;
- caméra;
- siège;
- visibilité;
- commandes.
L’ergonomie devient particulièrement importante lorsque l’opérateur passe plusieurs heures par jour sur sa machine.
41. Plus d’options ne signifie pas automatiquement un meilleur chariot
Caméras.
Radars.
Télémétrie.
Capteurs.
Écrans.
Systèmes d’assistance.
Toutes ces technologies peuvent être extrêmement utiles lorsqu’elles répondent à un risque ou à un besoin précis.
Mais ajouter des composantes uniquement parce qu’elles existent n’est pas nécessairement une amélioration.
Chaque système doit avoir une raison d’être.
La simplicité demeure une qualité lorsqu’elle répond correctement au besoin.
À l’inverse, lorsqu’un système de sécurité ou d’assistance peut réellement réduire un risque important, il peut devenir parfaitement justifié.
Le bon équipement est celui dont chaque composante sert l’application.
42. Que se passe-t-il si ce chariot arrête?
Voici une question qui peut être plus importante que plusieurs spécifications techniques.
Que se passe-t-il dans votre entreprise lorsque cette machine tombe en panne?
Si la réponse est :
« Nous utilisons l’autre chariot »
ce n’est pas la même situation que :
« Notre production arrête. »
Il faut savoir si le chariot :
- alimente une ligne de production;
- est seul sur un quai;
- décharge toutes les remorques;
- possède un attachement unique;
- n’a aucune relève;
- est facilement remplaçable.
La disponibilité des pièces, la capacité de service et la possibilité d’obtenir un équipement de remplacement peuvent devenir aussi importantes que le prix initial.
Pour les entreprises qui possèdent plusieurs équipements, cette logique fait directement partie d’une bonne gestion de flotte de chariots élévateurs.
43. Le chariot actuel peut nous aider, mais il ne doit pas dicter le prochain
Il peut être utile de savoir quel équipement vous utilisez présentement.
Surtout pour comprendre :
qu’est-ce qui fonctionne bien?
et
qu’est-ce qui vous dérange?
Mais le prochain chariot ne devrait pas être choisi simplement parce que :
« Nous avons toujours acheté ça. »
L’application peut avoir changé.
Les charges peuvent avoir changé.
Le bâtiment peut avoir changé.
Les technologies ont changé.
Un ancien propane pourrait maintenant être avantageusement remplacé par un électrique.
Ou après analyse, le propane pourrait encore être exactement la bonne solution.
Un 4 roues pourrait devenir un 3 roues.
Un contrebalancé pourrait devenir un reach truck.
Un gros chariot utilisé uniquement pour déplacer des palettes au sol pourrait même devenir un simple transpalette électrique.
On recommence donc par le besoin.
44. Neuf ou usagé : les mêmes règles s’appliquent
Un chariot usagé à excellent prix n’est pas une bonne affaire s’il ne correspond pas au travail.
S’il vous faut :
- pneumatique;
- 5 000 lb à une hauteur précise;
- mât abaissé sous une porte;
- positionneur;
- cabine;
- recharge adaptée;
- dimensions particulières;
un autre chariot qui ne répond pas à ces critères ne devient pas une meilleure solution simplement parce qu’il est moins cher.
Le prix doit être comparé après avoir validé l’application.
45. Le meilleur chariot n’est pas nécessairement le plus cher
Parfois, notre recommandation sera :
un chariot neuf.
Parfois :
un chariot usagé.
Parfois :
réparer celui que vous avez.
Parfois :
changer seulement la batterie.
Parfois :
changer les pneus.
Parfois :
prendre un transpalette électrique au lieu d’un chariot contrebalancé.
Et parfois :
ne rien acheter pour l’instant.
C’est précisément pourquoi nous voulons comprendre le travail avant de parler de produit.
Les vraies informations nécessaires avant de choisir un chariot élévateur
Voici la liste que nous aimerions idéalement connaître.
Charge
- poids maximal;
- poids maximal à lever à la hauteur maximale;
- longueur de la charge;
- largeur;
- profondeur;
- type de palette;
- centre de charge particulier;
- charge excentrée ou non.
Levage
- hauteur maximale nécessaire;
- hauteur réelle du dernier niveau;
- hauteur maximale du mât abaissé;
- levée libre nécessaire;
- longueur de fourches.
Dimensions et accès
- largeur des allées;
- portes;
- plafond;
- mezzanines;
- colonnes;
- remorques;
- conteneurs;
- quais;
- espace de manœuvre.
Environnement
- intérieur;
- extérieur;
- mixte;
- température;
- neige;
- glace;
- humidité;
- poussière;
- eau;
- environnement corrosif;
- chambre froide.
Sol
- béton;
- asphalte;
- gravier;
- cour;
- trous;
- joints;
- rampes;
- pente.
Utilisation
- temps réel d’utilisation quotidien;
- utilisation continue ou intermittente;
- nombre de quarts;
- distance parcourue;
- fréquence de levage;
- périodes d’arrêt.
Énergie
- électrique;
- lithium;
- plomb-acide;
- propane;
- diesel;
- à déterminer.
Recharge
- temps disponible;
- pauses;
- lunch;
- nuit;
- changements de quart;
- voltage disponible;
- monophasé ou triphasé;
- puissance disponible;
- emplacement.
Pneus
- cushion;
- pneumatique;
- solid pneumatic;
- non-marking;
- besoin de traction hivernale.
Attachements
- sideshift;
- positionneur;
- clamp;
- rotateur;
- push-pull;
- fourches spéciales;
- caméra;
- balance;
- autre équipement.
Opérateur
- assis ou debout;
- cabine;
- chauffage;
- climatisation;
- visibilité;
- ergonomie;
- besoins particuliers.
Production
- chariot critique ou non;
- équipement de relève disponible;
- conséquence d’un arrêt;
- besoin de remplacement rapide.
Des photos peuvent répondre à énormément de questions
Lorsque vous nous demandez de choisir un chariot, quelques photos peuvent souvent éviter de longues discussions.
Envoyez idéalement :
- photo de la charge;
- photo de la palette;
- photo des racks;
- photo des portes;
- photo des allées;
- photo de la cour;
- photo des rampes;
- photo du quai;
- photo de l’environnement de travail;
- photo de l’alimentation électrique disponible.
Des mesures et quelques photos peuvent éviter une erreur de plusieurs milliers de dollars.
Questions fréquentes avant l’achat d’un chariot élévateur
Quelle capacité de chariot élévateur dois-je acheter?
La capacité doit être déterminée avec le poids de la charge, ses dimensions, son centre de charge, la hauteur maximale et les attachements.
Le poids seul ne suffit pas.
Un chariot 5 000 lb peut-il toujours lever 5 000 lb?
Non.
La capacité finale dépend notamment du centre de charge, de la hauteur, du mât et des attachements.
La plaque de capacité finale demeure la référence.
Quel chariot choisir pour travailler dehors au Québec?
Il faut généralement privilégier une architecture réellement adaptée à l’extérieur : garde au sol, pneus pneumatiques ou solid pneumatic appropriés, traction, température et protection contre l’environnement.
Un chariot cushion conventionnel n’est généralement pas notre premier choix pour une utilisation régulière dans une cour québécoise.
Est-ce qu’un chariot électrique peut travailler dehors?
Oui.
Mais tous les chariots électriques ne sont pas conçus de la même façon.
Il faut vérifier pneus, garde au sol, protection, batterie, température et environnement.
Lithium ou plomb-acide?
Cela dépend du cycle de travail.
Le lithium devient particulièrement intéressant lorsqu’on veut réduire l’entretien ou utiliser la recharge d’opportunité.
Le plomb-acide demeure une excellente technologie lorsqu’il est utilisé et entretenu correctement.
Quand faut-il recharger une batterie plomb-acide?
Notre règle terrain :
autour de 20 % restant à l’indicateur = recharge.
À quelle fréquence faut-il égaliser une batterie plomb-acide?
Pour une batterie plomb-acide ouverte de traction entretenue selon notre routine :
une fois par semaine.
Quand faut-il ajouter l’eau?
Le lendemain de l’égalisation, lorsque la batterie a terminé sa charge et a refroidi.
Si les plaques sont exposées avant la charge, on ajoute seulement ce qui est nécessaire pour les couvrir, puis on complète correctement après.
Une batterie plomb-acide est-elle idéale pour un chariot utilisé une fois par mois?
Pas nécessairement.
Une batterie plomb-acide continue d’exiger une bonne gestion de charge et d’entretien même lorsque le chariot est très peu utilisé.
Il faut comparer l’application avec le lithium, le propane ou une autre solution.
Un pneu plein est-il automatiquement bon dehors?
Non.
Un cushion est lui aussi un pneu plein, mais il n’offre pas le même comportement qu’un solid pneumatic.
La construction du chariot compte autant que le pneu.
3 roues ou 4 roues?
Un trois roues peut offrir une excellente maniabilité dans les espaces serrés.
Un quatre roues peut être mieux adapté à d’autres applications, particulièrement lorsque les conditions, les capacités ou l’environnement deviennent plus exigeants.
Il faut regarder le travail complet.
Side-shift ou positionneur de fourches?
Le side-shift déplace les fourches latéralement.
Le positionneur modifie leur écartement.
Lorsque les largeurs de charges changent régulièrement, le positionneur peut apporter un gain de productivité important.
Mais l’attachement doit être inclus dans le calcul de capacité résiduelle.
Quelle longueur de fourches choisir?
Elle dépend de la charge.
42 po, 48 po, 60 po, 72 po ou davantage peuvent être appropriés selon l’application.
Une fourche plus longue n’est cependant pas automatiquement meilleure puisque la géométrie de la charge et son centre de gravité doivent aussi être considérés.
Acheter un chariot élévateur à Longueuil, sur la Rive-Sud, à Montréal et en Montérégie
MULTI-CHARIOTS ÉLÉVATEURS INC. accompagne les entreprises dans le choix, l’achat, l’entretien et le remplacement de leurs équipements de manutention.
Nous desservons notamment :
Longueuil;
Saint-Hubert;
Boucherville;
Brossard;
Saint-Bruno;
Sainte-Julie;
Varennes;
la Rive-Sud;
Montréal;
la Montérégie;
le Grand Montréal;
et différents secteurs de la Rive-Nord.
Notre travail ne commence pas par :
« Quel modèle voulez-vous? »
Il commence par :
Qu’est-ce que vous devez lever?
Combien ça pèse?
À quelle hauteur?
Dans quel espace?
Sur quel sol?
À quelle température?
Combien de temps le chariot travaille-t-il réellement?
Quand pouvez-vous le recharger?
Quels attachements faut-il?
À partir de ces réponses, nous pouvons déterminer :
- la bonne classe de chariot;
- la bonne capacité;
- le bon centre de charge;
- le bon mât;
- la bonne hauteur;
- les bonnes fourches;
- les bons pneus;
- les bons attachements;
- la bonne batterie;
- le bon chargeur;
- la bonne source d’énergie;
- la bonne configuration.
Le bon chariot pour la bonne application.
Pas simplement celui qui était déjà dans votre usine.
Pas simplement celui qui est le moins cher.
Pas simplement celui dont la fiche technique affiche le plus gros chiffre.
Celui qui est réellement conçu pour accomplir votre travail.
MULTI-CHARIOTS ÉLÉVATEURS INC.
Longueuil, Québec
450-646-3038
On élève les standards depuis 1997.



