ASME B56.1. ANSI/ITSDF B56.1. CSA B335. ISO 3691. UL 583. NFPA 505. IEC 62619. E, EE, EX, LP, LPS.
Lorsqu’on achète, utilise, inspecte ou répare un chariot élévateur, ces codes apparaissent régulièrement sur les plaques, les manuels, les fiches techniques et les documents de conformité.
Mais ils ne veulent pas tous dire la même chose.
Certains concernent la conception du chariot.
D’autres son utilisation.
D’autres la stabilité, les fourches, les batteries, les risques d’incendie, les atmosphères dangereuses, les équipements tout-terrain ou encore la formation des opérateurs.
Et surtout :
une norme, une loi, une certification et une classe de chariot ne sont pas la même chose.
Chez MULTI-CHARIOTS ÉLÉVATEURS INC., à Longueuil, nous travaillons avec des chariots élévateurs électriques, lithium-ion, propane et diesel de nombreuses marques et de nombreuses générations.
Toyota, Hyster, Yale, Crown, Raymond, Clark, CAT, Mitsubishi, Komatsu, Hangcha ou autre : les mêmes questions reviennent constamment.
Que signifie ASME B56.1?
Quelle est la différence entre ANSI et CSA?
Pourquoi le Québec parle-t-il encore de ASME B56.1-1993?
Que veut dire UL 583?
Un chariot électrique est-il automatiquement sécuritaire dans une atmosphère explosive?
Que signifie EX?
Quelle norme concerne les fourches?
Quelle norme s’applique aux batteries lithium?
Voici donc le système expliqué simplement.
Loi, règlement, norme et certification : la première distinction à comprendre
Avant même de parler de B56.1, il faut distinguer quatre concepts.
Une loi ou un règlement
Une loi ou un règlement constitue une exigence juridique applicable dans une juridiction donnée.
Au Québec, les chariots élévateurs sont notamment encadrés par la Loi sur la santé et la sécurité du travail et le Règlement sur la santé et la sécurité du travail — RSST.
Le RSST contient directement plusieurs exigences concernant les chariots élévateurs.
Une norme
Une norme comme ANSI/ITSDF B56.1, CSA B335 ou ISO 3691 est un document technique qui établit des exigences, méthodes, critères ou pratiques reconnues.
Une norme n’est donc pas automatiquement une loi.
Cependant, un règlement peut incorporer une norme par référence.
Lorsqu’il le fait, certaines exigences de cette norme deviennent alors directement pertinentes à la conformité réglementaire visée.
Une certification
Une certification ou une marque comme UL ou CSA peut indiquer qu’un produit ou système a été évalué selon certaines exigences précises.
Cela ne signifie pas nécessairement que l’appareil est certifié pour n’importe quelle utilisation imaginable.
Il faut savoir :
- quelle norme a été utilisée;
- quelle version;
- quelle configuration a été évaluée;
- quels composants sont couverts;
- quelles limites s’appliquent.
Une classification
Classe 1, Classe 2, E, EE et EX sont des classifications.
Mais elles ne représentent pas toutes la même chose.
Les Classes 1 à 7 décrivent des catégories de chariots industriels.
Les désignations E, EE, EX, D, DS, LP, LPS, entre autres, concernent plutôt des niveaux ou types de protection liés notamment aux risques d’incendie et à certains environnements.
Pour comprendre les différentes catégories de chariots, consultez également notre guide complet :
Les 7 classes de chariots élévateurs : quel type choisir?
ASME B56.1 : pourquoi ce code revient-il constamment?
Pendant des décennies, ASME B56.1 est devenue l’une des références les plus connues de l’industrie nord-américaine du chariot élévateur.
B56.1 traite des low lift and high lift trucks, donc d’une grande famille de chariots industriels à petite et grande levée.
Elle touche notamment des sujets liés à :
- la conception;
- la construction;
- l’utilisation;
- l’entretien;
- la sécurité;
- les modifications;
- les plaques;
- les accessoires;
- différentes pratiques entourant les chariots industriels.
C’est pourquoi les mots « B56.1 » apparaissent constamment dans l’industrie.
Mais il faut comprendre son évolution.
ASME B56.1 ou ANSI/ITSDF B56.1?
Aujourd’hui, lorsqu’on parle de la norme moderne B56.1, la référence est :
ANSI/ITSDF B56.1
ITSDF signifie Industrial Truck Standards Development Foundation.
La norme actuelle publiée pour cette famille est ANSI/ITSDF B56.1-2020 — Safety Standard for Low Lift and High Lift Trucks.
Elle couvre notamment des exigences liées à la conception, à l’utilisation et à l’entretien des chariots industriels visés.
L’expression « ASME B56.1 » demeure cependant extrêmement présente dans l’industrie parce que les anciennes éditions étaient publiées sous cette appellation.
C’est particulièrement important au Québec.
Pourquoi le Québec parle-t-il encore de ASME B56.1-1993?
Le Règlement sur la santé et la sécurité du travail du Québec contient une référence très précise.
L’article 256 prévoit qu’un chariot élévateur fabriqué à compter du 2 août 2001 doit être conforme à :
Safety Standard for Low Lift and High Lift Trucks, ASME B56.1-1993.
Pour un chariot fabriqué avant le 2 août 2001, le règlement renvoie plutôt à :
CSA B335.1-1977
ou
ANSI B56.1-1975.
Cela peut sembler étrange lorsqu’on sait que des éditions beaucoup plus récentes existent.
Mais le principe est important :
le règlement québécois a incorporé une édition précise de la norme.
L’existence d’une édition technique plus récente n’efface donc pas automatiquement la référence inscrite dans le règlement.
Nous expliquons plus en détail les obligations québécoises ici :
Chariot élévateur au Québec : obligations légales, CNESST et conformité
La famille B56 ne se limite pas à B56.1
B56.1 est la référence la plus connue, mais il existe toute une famille de normes B56.
Selon le type de machine, une autre partie de la famille peut devenir beaucoup plus pertinente.
ANSI/ITSDF B56.1
Chariots industriels conventionnels à petite et grande levée.
C’est la référence que l’on rencontre notamment avec une grande partie des chariots contrebalancés, reach trucks, gerbeurs et équipements industriels visés par son champ d’application.
ANSI/ITSDF B56.5
Concerne les véhicules industriels sans conducteur, les AGV et certaines fonctions automatisées.
Avec l’arrivée des AGV, AMR et systèmes autonomes dans les entrepôts, cette norme devient de plus en plus importante.
ANSI/ITSDF B56.6
Concerne les rough terrain forklift trucks.
On parle ici de machines conçues pour travailler sur des terrains naturels non aménagés ou des environnements de chantier.
Un véritable chariot tout-terrain n’est donc pas simplement un chariot industriel auquel on a installé de gros pneus.
ANSI/ITSDF B56.8
Concerne les véhicules industriels destinés au transport de personnes ou de charges.
ANSI/ITSDF B56.9
Concerne les operator-controlled industrial tow tractors, donc les tracteurs industriels de remorquage.
ANSI/ITSDF B56.10
Concerne les chariots industriels à grande levée propulsés manuellement.
ANSI/ITSDF B56.14
Concerne les vehicle-mounted forklift trucks.
Autrement dit, les chariots conçus pour être transportés sur un véhicule et utilisés notamment pour effectuer les livraisons et la manutention à destination.
ANSI/ITSDF B56.16
Cette nouvelle norme publiée en 2026 concerne les rotating rough terrain forklift trucks, notamment certaines machines tout-terrain rotatives à portée variable.
ANSI/ITSDF B56.11.4
Concerne plus précisément les fourches à crochets et les tabliers porte-fourches des chariots industriels.
ANSI/ITSDF B56.11.6
Concerne l’évaluation de la visibilité depuis un chariot industriel motorisé.
ANSI/ITSDF B56.11.7
Concerne le montage des bouteilles de GPL utilisées sur les chariots industriels.
ANSI/ITSDF B56.11.8
Concerne les systèmes d’ancrage des ceintures abdominales sur certains chariots industriels.
La conclusion est importante :
B56.1 n’est pas un code universel qui remplace toutes les autres normes.
Le type d’équipement détermine les références pertinentes.
CSA B335 : la grande norme canadienne du chariot élévateur
Au Canada, une autre référence majeure est :
CSA B335 — Safety standard for lift trucks.
L’édition actuelle est CSA B335:25, publiée en 2025.
Elle remplace notamment l’ancienne CSA B335-15.
CSA B335:25 couvre les chariots motorisés des Classes 1, 2, 3, 4, 5 et 7 et traite notamment :
- du programme de sécurité;
- de la conception et de la construction;
- de l’utilisation sécuritaire;
- des inspections;
- de l’entretien;
- des réparations;
- de la formation;
- des accessoires;
- des qualifications de certaines personnes impliquées.
Certaines dispositions concernent également d’autres types de véhicules et d’équipements.
Il faut encore une fois distinguer deux choses :
la norme canadienne moderne CSA B335:25
et
les normes historiques précisément citées dans le RSST québécois.
Ce n’est pas la même question juridique.
Pour la formation des caristes, le Québec possède également ses propres obligations réglementaires.
Notre équipe offre de la formation de caristes directement en entreprise.
ISO 3691 : la grande famille internationale
À l’échelle internationale, une autre référence fondamentale est la famille :
ISO 3691 — Industrial trucks — Safety requirements and verification.
ISO 3691 regroupe plusieurs parties selon les catégories de véhicules.
ISO 3691-1
Elle concerne une vaste gamme de chariots industriels automoteurs, notamment plusieurs :
- chariots contrebalancés;
- reach trucks;
- straddle trucks;
- gerbeurs;
- chariots à plateforme;
- transpalettes;
- multidirectionnels;
- autres chariots visés par son domaine d’application.
Au moment de la rédaction de ce guide, ISO 3691-1:2011 demeure l’édition publiée, avec un amendement de 2020, alors qu’une deuxième édition est dans la phase finale du processus d’approbation.
C’est un bon exemple de la raison pour laquelle il faut toujours vérifier l’édition précise d’une norme avant d’écrire simplement « conforme ISO ».
ISO 3691-2
Concerne les chariots automoteurs à portée variable.
ISO 3691-3
Ajoute des exigences pour certains chariots dont le poste de l’opérateur s’élève ou qui sont conçus pour circuler avec une charge élevée.
ISO 3691-4
Concerne les chariots industriels sans conducteur et leurs systèmes.
L’automatisation industrielle possède donc ses propres exigences techniques.
ISO 22915 : la stabilité des chariots élévateurs
Une capacité de 5 000 lb écrite sur une brochure ne raconte pas à elle seule toute l’histoire d’un chariot.
La stabilité dépend notamment :
- de la géométrie;
- du centre de charge;
- de la hauteur;
- de la configuration;
- des accessoires;
- de la position de la charge;
- du type de chariot;
- des conditions d’essai prévues.
La famille ISO 22915 — Industrial trucks — Verification of stability établit des méthodes permettant de vérifier la stabilité de différents types de chariots industriels.
La partie générale actuelle est :
ISO 22915-1:2024.
D’autres parties s’appliquent ensuite à différentes familles de machines et à certaines conditions particulières.
C’est important parce que la stabilité d’un chariot n’est pas simplement une impression ressentie par le conducteur.
Elle fait partie de la conception et de la validation technique de la machine.
Fourches : plusieurs normes différentes
Les fourches sont un excellent exemple de la façon dont plusieurs normes peuvent s’appliquer à un seul composant.
ISO 2330
ISO 2330:2002 traite notamment de la fabrication, des essais et du marquage de bras de fourche à section pleine.
Bien qu’elle date de 2002, cette édition a été réexaminée et confirmée en 2024.
Une vieille date sur une norme ne signifie donc pas automatiquement qu’elle est périmée.
ISO 5057
ISO 5057:2022 concerne l’inspection et la réparation des bras de fourche déjà en service sur les chariots élévateurs.
Cette distinction est importante :
ISO 2330 touche notamment la fabrication et les essais.
ISO 5057 touche les fourches en service.
ISO 2328
ISO 2328:2011 concerne les dimensions de montage des bras de fourche à crochets et des tabliers porte-fourches.
C’est directement lié à la compatibilité entre :
- fourches;
- tabliers;
- classes de montage;
- accessoires.
Une nouvelle édition est en développement, mais ISO 2328:2011 demeure actuellement l’édition publiée.
ISO 13284
ISO 13284:2026 concerne les rallonges de bras de fourche et les fourches télescopiques, notamment leurs caractéristiques techniques et leurs exigences de résistance.
La nouvelle édition a été publiée en mai 2026.
Pour comprendre l’usure, les rallonges, les classes de tablier et les bonnes pratiques, consultez :
Fourches de chariot élévateur : usure, rallonges et classe de tablier
UL 583 : chariots élévateurs électriques
Sur certains équipements électriques nord-américains, on rencontrera également :
UL 583 — Electric-Battery-Powered Industrial Trucks.
Cette norme porte spécifiquement sur certains risques associés aux chariots industriels électriques à batterie, notamment :
- incendie;
- choc électrique;
- explosion.
Elle couvre notamment certaines classifications comme :
- E;
- ES;
- EE;
- EX.
C’est une distinction fondamentale.
UL 583 n’est pas une norme générale de stabilité du chariot.
Elle traite d’un autre ensemble de risques.
C’est justement pourquoi plusieurs normes peuvent s’appliquer simultanément au même chariot.
UL 558 : propane, diesel et autres moteurs à combustion
Pour les chariots à combustion interne, on retrouve :
UL 558 — Industrial Trucks, Internal Combustion Engine-Powered.
L’édition 11 a été publiée en 2025 et a reçu une révision en août 2026.
UL 558 vise notamment les aspects de sécurité incendie de certains chariots industriels utilisant des moteurs à combustion.
On y rencontre des désignations comme :
- G;
- GS;
- D;
- DS;
- DY;
- LP;
- LPS;
- CN.
Encore une fois :
ce ne sont pas les Classes 1 à 7.
Ce sont deux systèmes de classification complètement différents.
E, ES, EE et EX : qu’est-ce que ça veut dire?
Ces lettres deviennent particulièrement importantes lorsqu’un chariot doit travailler dans un environnement où des gaz, vapeurs, poussières combustibles ou autres matières inflammables peuvent présenter un risque.
Type E
Chariot électrique avec les protections de base prévues pour cette désignation contre les risques intrinsèques d’incendie.
Type ES
Chariot électrique possédant des protections supplémentaires par rapport au type E, notamment relativement au système électrique et à certaines sources potentielles d’inflammation.
Type EE
Chariot électrique avec des protections supplémentaires et une construction visant certains environnements plus exigeants.
Type EX
Chariot spécialement construit et approuvé pour certaines atmosphères dangereuses où un chariot conventionnel ne serait pas approprié.
C’est ici qu’une énorme erreur doit être évitée :
électrique ne veut pas dire antidéflagrant.
Un chariot lithium-ion moderne peut être entièrement électrique et pourtant ne pas être conçu pour une zone nécessitant une désignation EX.
La source d’énergie et la classification pour atmosphère dangereuse sont deux questions différentes.
D, DS et DY pour le diesel
Une logique similaire existe pour certains chariots diesel.
D représente la configuration diesel de base visée par la classification.
DS ajoute différentes protections concernant notamment les systèmes d’échappement, de carburant et électriques.
DY ajoute encore certaines caractéristiques de protection supplémentaires.
Le fait qu’un moteur soit diesel ne suffit donc pas pour déterminer où le chariot peut être utilisé.
LP et LPS pour le propane
Pour les chariots au gaz de pétrole liquéfié :
LP désigne un type de chariot propane.
LPS ajoute certaines protections supplémentaires.
Là encore, l’environnement réel doit être évalué.
Un chariot propane standard qui fonctionne parfaitement dans un entrepôt conventionnel n’est pas automatiquement adapté à une zone industrielle classifiée.
NFPA 505 : incendie et lieux d’utilisation
Une autre référence nord-américaine importante est :
NFPA 505 — Fire Safety Standard for Powered Industrial Trucks Including Type Designations, Areas of Use, Conversions, Maintenance, and Operations.
Cette norme relie notamment :
- les désignations de chariots;
- les risques d’incendie;
- certains lieux d’utilisation;
- les conversions;
- l’entretien;
- l’exploitation.
Elle complète donc une partie du portrait que B56.1, à elle seule, ne cherche pas à couvrir entièrement.
Atmosphère dangereuse : ne jamais choisir le chariot uniquement parce qu’il est électrique
Dans certaines industries, cette distinction peut être critique.
Exemples :
- poussières métalliques;
- poussières combustibles;
- solvants;
- vapeurs inflammables;
- produits chimiques;
- gaz;
- installations de transformation;
- environnements où des matières inflammables sont manipulées.
La question correcte n’est pas :
« Le chariot est-il électrique? »
La question est :
« Quelle classification est requise pour cette zone et cette application? »
Cela doit être établi à partir de l’environnement réel, des exigences applicables et de l’évaluation de risque.
Changer simplement un chariot propane pour un électrique ne transforme pas automatiquement l’installation en environnement conforme.
IEC 62619 : batteries lithium industrielles
Le lithium ajoute une autre famille de normes.
IEC 62619:2022 établit des exigences de sécurité pour des cellules et batteries secondaires au lithium utilisées dans des applications industrielles.
L’IEC cite explicitement parmi ses exemples d’applications motrices :
- chariots élévateurs;
- AGV;
- véhicules ferroviaires;
- véhicules marins;
- autres applications industrielles couvertes.
C’est une référence particulièrement pertinente lorsque l’on évalue une batterie lithium destinée à un chariot élévateur.
Mais une autre distinction s’impose.
Dire :
« cellules conformes à IEC 62619 »
n’est pas nécessairement identique à :
« batterie complète évaluée selon IEC 62619 ».
Lorsqu’on compare deux systèmes lithium, il faut vérifier précisément ce qui a réellement été testé ou certifié :
- cellule;
- module;
- batterie;
- BMS;
- système complet;
- chargeur;
- intégration avec le chariot.
Pour comprendre les différences entre plomb-acide et lithium, consultez également :
Batterie de chariot élévateur : entretien plomb-acide et conversion lithium
UL 1564 : chargeurs de batteries industrielles
La batterie n’est qu’une partie du système électrique.
Le chargeur possède également ses propres exigences.
UL 1564 — Standard for Industrial Battery Chargers est une référence nord-américaine concernant les chargeurs de batteries industrielles.
Un chariot électrique doit donc être regardé comme un ensemble :
chariot + batterie + chargeur + installation électrique + environnement d’utilisation.
Acheter une excellente batterie avec un chargeur mal adapté demeure une mauvaise intégration.
Et remplacer une batterie plomb-acide par une batterie lithium sans vérifier :
- voltage;
- capacité;
- poids;
- dimensions;
- BMS;
- communication;
- chargeur;
- refroidissement;
- compatibilité avec le chariot;
peut modifier complètement le système initial.
Modification d’un chariot : attention à la plaque de capacité
Voici l’un des sujets les plus importants pour les propriétaires de chariots.
On ne devrait pas considérer un chariot comme une simple plateforme à laquelle on peut ajouter n’importe quoi.
Un accessoire peut modifier :
- le poids à l’avant;
- le centre de gravité;
- le centre de charge;
- la capacité résiduelle;
- la visibilité;
- les dimensions;
- le fonctionnement;
- la stabilité.
Exemples :
- sideshift;
- positionneur de fourches;
- pince à carton;
- pince à rouleau;
- rotateur;
- push-pull;
- rallonges;
- autre attachement spécialisé.
Au Québec, la CNESST rappelle qu’une modification pouvant influencer le fonctionnement sécuritaire doit être évaluée correctement et que l’approbation écrite du fabricant peut être nécessaire.
La plaque doit également représenter correctement la configuration de la machine lorsque requis.
Donc :
un chariot annoncé à 5 000 lb n’est pas automatiquement capable de lever 5 000 lb avec n’importe quel attachement, à n’importe quel centre de charge et à n’importe quelle hauteur.
La plaque de capacité de la configuration réelle demeure fondamentale.
La plaque signalétique est un document technique
La plaque n’est pas une décoration.
Elle peut contenir notamment :
- fabricant;
- modèle;
- numéro de série;
- capacité;
- centre de charge;
- hauteur;
- type de mât;
- configuration;
- poids du chariot;
- poids ou paramètres de batterie;
- type ou classification;
- informations concernant certains accessoires.
Elle doit demeurer lisible.
Avant d’acheter un chariot usagé, modifier un chariot, installer un attachement ou changer son système énergétique, la plaque devrait faire partie de l’analyse.
OSHA 1910.178 : important, mais américain
On rencontre constamment des références à :
OSHA 29 CFR 1910.178 — Powered Industrial Trucks.
Cette réglementation américaine couvre notamment :
- conception;
- plaques;
- modifications;
- accessoires;
- utilisation;
- formation;
- entretien;
- inspection;
- batteries;
- carburants;
- atmosphères dangereuses.
OSHA est évidemment extrêmement importante aux États-Unis.
Mais au Québec :
OSHA n’est pas la CNESST.
Une exigence américaine ne devient pas automatiquement une exigence québécoise simplement parce qu’elle apparaît dans un manuel, une formation américaine ou une recherche Google.
Elle peut cependant demeurer une référence technique intéressante, particulièrement parce que beaucoup de documentation de fabricants nord-américains est conçue pour les marchés canadien et américain.
Classes 1 à 7 : encore un autre système
Les Classes 1 à 7 servent à classifier les grandes familles de chariots industriels.
De façon simplifiée :
Classe 1
Chariots électriques à conducteur porté.
Classe 2
Chariots électriques pour allées étroites.
Classe 3
Transpalettes et autres chariots électriques à conducteur accompagnant ou accompagnant/porté.
Classe 4
Chariots à combustion équipés de pneus pleins/cushion.
Classe 5
Chariots à combustion équipés de pneus pneumatiques.
Classe 6
Tracteurs industriels électriques ou à combustion.
Classe 7
Chariots tout-terrain.
Donc :
Classe 1 ≠ B56.1 ≠ Type E.
Un chariot peut être simultanément :
- Classe 1;
- visé par certaines exigences B56;
- électrique;
- Type E ou autre classification applicable;
- équipé d’une batterie répondant à certaines normes;
- soumis au RSST lorsqu’il est utilisé au Québec.
Ce sont simplement différentes façons de décrire différents aspects du même équipement.
Notre guide complet des catégories se trouve ici :
Les 7 classes de chariots élévateurs expliquées
Inspection et entretien : les normes ne remplacent pas le fabricant
Même lorsqu’on connaît les normes applicables, le manuel et les instructions du fabricant demeurent essentiels.
Le RSST québécois prévoit notamment des exigences concernant l’inspection et l’entretien des appareils de levage.
L’objectif est simple :
un chariot conforme lorsqu’il sort de l’usine doit également demeurer en état sécuritaire pendant son utilisation.
Il faut donc considérer :
- inspection avant utilisation;
- entretien préventif;
- fourches;
- chaînes;
- mât;
- freins;
- direction;
- pneus;
- hydraulique;
- dispositifs de sécurité;
- batterie;
- chargeur;
- accessoires;
- dommages;
- modifications;
- réparations.
Pour aller plus loin :
Inspection quotidienne d’un chariot élévateur : ce que la CNESST exige au Québec
Et pour les entreprises possédant plusieurs équipements :
Gestion de flotte de chariots élévateurs : réduire les coûts, les pannes et le temps d’arrêt
Un chariot « conforme » peut-il devenir non approprié pour son application?
Oui.
Il faut distinguer :
la conformité de la machine
et
la pertinence de la machine pour une application donnée.
Un excellent chariot électrique conçu pour un entrepôt propre et sec peut être un très mauvais choix pour :
- une cour de gravier;
- une atmosphère avec poussières combustibles;
- une chambre froide extrême;
- un environnement corrosif;
- une forte pente;
- une charge décentrée;
- une application nécessitant un attachement spécialisé.
La norme ne remplace jamais l’analyse du besoin.
Comment vérifier un chariot avant l’achat?
Avant d’acheter un chariot élévateur neuf ou usagé, il est utile de vérifier au minimum :
La charge
Quel est le poids réel de la charge la plus lourde?
La hauteur
À quelle hauteur cette charge doit-elle réellement être levée?
Le centre de charge
Quelle est la dimension de la charge et où se situe son centre de gravité?
Les attachements
Sideshift, positionneur, pince, rotateur ou autre?
L’environnement
Intérieur, extérieur, poussière, humidité, froid, produits inflammables?
Le terrain
Béton, asphalte, gravier, neige, rampes, quais?
L’énergie
Électrique, plomb-acide, lithium-ion, propane, diesel ou haute tension?
Le cycle de travail
Deux heures par jour ou trois quarts de travail?
La classification requise
L’environnement impose-t-il une classification particulière?
La plaque
Correspond-elle réellement à la configuration proposée?
Les documents
Les informations du fabricant correspondent-elles à la machine et à l’équipement réellement installés?
Ce travail devrait être effectué avant de choisir uniquement à partir du prix ou de la capacité annoncée.
Quelle norme s’applique à mon chariot élévateur?
Il n’existe pas une seule réponse universelle.
Un chariot contrebalancé conventionnel pourra notamment être relié à la famille B56.1.
Un véritable rough-terrain pourra être lié à B56.6.
Un AGV pourra faire intervenir B56.5 et ISO 3691-4.
Un véhicule-mounted forklift pourra faire intervenir B56.14.
Les fourches peuvent faire intervenir ISO 2330, ISO 5057, ISO 2328, ISO 13284 ou B56.11.4 selon la question.
Un chariot électrique peut faire intervenir UL 583.
Un chariot à combustion peut faire intervenir UL 558.
La protection contre les risques d’incendie peut faire intervenir NFPA 505.
Une batterie lithium industrielle peut faire intervenir IEC 62619.
Un chargeur industriel peut faire intervenir UL 1564.
Et au Québec, l’ensemble doit toujours être replacé dans le contexte des lois, règlements et exigences applicables ici.
FAQ — normes et codes de chariots élévateurs
Quelle est la norme principale pour un chariot élévateur au Québec?
Il n’existe pas une seule norme couvrant absolument tout. Le RSST québécois contient notamment une référence à ASME B56.1-1993 pour les chariots fabriqués à compter du 2 août 2001, tandis que d’autres normes peuvent concerner l’utilisation, la formation, les fourches, l’électricité, les batteries ou d’autres aspects techniques.
ASME B56.1 est-elle encore utilisée?
Oui, l’appellation demeure très présente, particulièrement dans la réglementation et les documents historiques. La famille moderne est aujourd’hui développée sous ANSI/ITSDF.
Quelle est la version moderne de B56.1?
Au moment de la rédaction, la version publiée est ANSI/ITSDF B56.1-2020.
Quelle est la norme canadienne pour les chariots élévateurs?
La grande référence canadienne actuelle est CSA B335:25 — Safety standard for lift trucks.
CSA B335:25 remplace-t-elle automatiquement ASME B56.1-1993 dans le RSST?
Non. Une nouvelle édition d’une norme technique ne modifie pas automatiquement le texte d’un règlement qui incorpore expressément une édition précise d’une autre norme.
Quelle norme concerne la stabilité des chariots élévateurs?
La famille ISO 22915 concerne la vérification de la stabilité des chariots industriels.
Quelle norme concerne les fourches?
Plusieurs normes peuvent être pertinentes selon la question, notamment ISO 2330 pour certaines exigences de fabrication et d’essai, ISO 5057 pour l’inspection et la réparation des fourches en service et ISO 2328 pour les dimensions de montage de certaines fourches et tabliers.
Quelle norme concerne les rallonges de fourches?
ISO 13284:2026 concerne les rallonges de bras de fourche et les bras de fourche télescopiques.
Quelle norme concerne les chariots électriques?
UL 583 couvre certains risques d’incendie, de choc électrique et d’explosion associés aux chariots industriels électriques à batterie. Elle ne remplace cependant pas toutes les autres normes applicables au chariot.
Que signifie EX sur un chariot élévateur?
EX est une désignation particulière associée à des chariots construits et approuvés pour certains environnements présentant des risques d’explosion ou d’inflammation. Un chariot électrique conventionnel n’est pas automatiquement EX.
Une batterie lithium rend-elle un chariot EX?
Non. La technologie lithium-ion et la classification du chariot pour une atmosphère dangereuse sont deux choses différentes.
Quelle norme concerne les batteries lithium de chariots élévateurs?
IEC 62619:2022 couvre des batteries secondaires au lithium pour applications industrielles et cite notamment les chariots élévateurs parmi les applications concernées.
Quelle norme concerne les chargeurs industriels?
UL 1564 est une référence importante pour les chargeurs de batteries industrielles.
Quelle norme concerne un chariot tout-terrain?
ANSI/ITSDF B56.6 concerne les rough terrain forklift trucks conventionnels visés par son champ d’application. Certaines machines rotatives à portée variable disposent maintenant également de B56.16-2026.
OSHA s’applique-t-elle au Québec?
OSHA est une réglementation américaine. Au Québec, il faut regarder les exigences québécoises applicables, notamment celles du RSST et de la CNESST.
Pourquoi toutes ces normes sont importantes lors de l’achat d’un chariot
Le but n’est pas d’apprendre des dizaines de numéros par cœur.
Le but est de poser les bonnes questions.
Un acheteur devrait pouvoir demander :
- Cette machine est conçue selon quelle norme?
- Quelle édition?
- Quelle capacité possède-t-elle dans cette configuration?
- L’attachement apparaît-il correctement sur la plaque?
- Cette classification convient-elle à notre environnement?
- La batterie et le chargeur sont-ils compatibles avec le chariot?
- Qu’est-ce qui a réellement été certifié?
- Les documents correspondent-ils au numéro de série?
- La machine demeure-t-elle appropriée pour notre application réelle?
C’est particulièrement important lorsqu’on compare des machines de fabricants différents.
Deux chariots peuvent tous les deux annoncer :
5 000 lb — lithium — 4 roues — pneumatique
tout en étant très différents lorsqu’on analyse :
- conception;
- stabilité;
- capacité résiduelle;
- classification;
- batterie;
- chargeur;
- documentation;
- utilisation prévue;
- environnement;
- support technique.
MULTI-CHARIOTS : comprendre l’application avant de choisir la machine
Chez MULTI-CHARIOTS ÉLÉVATEURS INC., notre objectif n’est pas simplement de trouver un chariot possédant la bonne capacité inscrite sur une brochure.
Nous voulons comprendre :
- ce que vous levez;
- combien ça pèse;
- à quelle hauteur;
- avec quel attachement;
- sur quel terrain;
- dans quelle température;
- dans quel environnement;
- combien d’heures par jour;
- avec quelle énergie;
- et quelles contraintes de sécurité s’appliquent.
Nous desservons les entreprises de Longueuil, Boucherville, Brossard, Saint-Hubert, Saint-Bruno, Sainte-Julie, la Rive-Sud de Montréal, la Montérégie, Montréal, la Rive-Nord et le Grand Montréal.
Chariots électriques, lithium-ion, propane, diesel, haute tension, reach trucks, transpalettes, gerbeurs, tracteurs industriels, tout-terrain, batteries, chargeurs, pièces, entretien et formation : la bonne solution commence toujours par une compréhension exacte du besoin.
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On élève les standards depuis 1997.



